Le microbiote intestinal : Pourquoi en prendre soin ?

 

Imaginez… vous attendez dans la salle d’attente pour votre entretien d’embauche, des gouttes perlent sur votre front, et tout à coup, vous avez une subite envie de foncer aux toilettes ! Votre ventre vous joue des tours. Nausées, diarrhées et autres joyeusetés. Comme si notre état mental avait des répercussions sur notre ventre. Etrange ? Pas tellement.

Dans cet article, je vous explique l’importance de prendre soin de son intestin. Je m’appuie sur plusieurs études récentes, et même si certains mots ne vous sont pas familiers, l’important est que vous reteniez l’information principale : l’importance de votre flore intestinale pour votre santé. Bonne lecture !

 

Nos bactéries responsables de nos émotions?

 

On ne se rend pas compte de l’impact qu’on les bactéries intestinales sur notre santé et notre humeur :

Selon les bactéries qui logent votre intestin, vous serait plus ou moins joyeux, triste, stressé, agressif, etc. Rien que ça !

Des chercheurs ont voulu en avoir le cœur net : Ils ont « échangés » la flore bactérienne de deux familles de souris différentes. L’une avait un caractère calme, et l’autre était curieuse et agitée. Après échange, la famille de souris peureuses est devenue téméraire voire agressive, et la famille d’origine agitée est devenue plus calme.

La même expérience n’a pas encore été transposé chez l’homme, mais d’autres études vont dans le même sens :

En Californie, des chercheurs ont observé le cerveau de participants ayant ingérés pendant un mois des bactéries :  Ils ont vu de nettes modifications au niveau du système nerveux, plus particulièrement dans la zone du traitement des sentiments et de la douleur.

L’intestin n’a pas encore livré tous ces secrets, et on ne connait pas réellement l’influence de la prise de bactéries (type probiotique) sur notre corps, mais on peut déjà agir en ayant une alimentation qui favorise une flore en bonne santé.

 

La flore intestinale n’agit pas que sur nos émotions, elle influe sur :  

 

– Notre poids : Une étude de 2013 a mis en évidence que les personnes obèses avaient une flore moins diversifiée, dite « pauvre » : elle va facilement stocker de l’énergie (contrairement aux flores riches qui produisent de l’énergie) et en conséquence induire la prise de poids.

Selon les bactéries composant votre intestin, vous êtes donc plus ou moins enclin à prendre du poids. Exemple, la souche lactobacillus acidophilus  stimulerait votre appétit (attention, certains probiotiques contiennent cette souche). A l’inverse, la souche lactobacillus gasseri ou lactobacillus rhamnosus provoquerait l’effet inverse.

Sachant ça, je vous vois déjà vous jeter aux rayons yaourts pour ingurgiter le maximum de ferments lactiques ! Mais prudence, on commence tout juste à connaitre les tendances grâce aux études.

Par contre, on peut aider notre flore en consommant plus de « prébiotiques » (j’en reparle dans le prochain article)


– Les Maladies inflammatoires de l’intestin 
: Syndrome du côlon irritable, maladie de Crohn, sont en augmentation depuis quelques années.  Douleurs et troubles digestifs au programme, qui handicapent grandement le quotidien. On retrouve souvent une réduction de bactéries (type lactobacilles, bifidobactéries), et donc une diminution de leurs fonctions protectrices. En contrepartie on a une augmentation de bactéries « nocives » (type Entérobactéries par exemple).

 

-L’allergie : L’intestin joue sur notre immunité, surtout les premières années de vie, où la flore devient mature : certaines études montrent que des enfants devenus allergiques à l’âge de 1 an, avaient dès 3 semaines de vie un taux de bactéries Clostridium plus important, et moins de bifidobactéries.

 

– Les maladies neurodégénératives : Votre cerveau contrôle le système digestif grâce à ces millions de neurones. L’intestin serait impliqué dans le développement de maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson.

Des découvertes récentes indiquent que des malades auraient les mêmes lésions propres à Parkinson dans leur cerveau ET leur intestin. Plus récemment, une étude finlandaise a découvert que l’intestin de parkinsoniens était fortement réduit en bactéries Prevotellaceae comparé au groupe placebo…

Nous ne sommes donc qu’au début de la recherche sur les secrets de notre intestin, mais ce que l’on sait déjà, c’est qu’il faut le dorloter au maximum !

Pour connaitre les conseils pour un intestin au mieux de sa forme : rendez vous au prochain article !

 

Louise ♥

 

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